ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 

  LIBERTANCE 

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  | Contact  

 

 

Rubriques

Liens


CELUI QUI RENDIT LE RÊVE POSSIBLE

 
 
Arafat, l'homme qui a su 
incarner la Palestine
 
 
Yasser Arafat, 75 ans, décédé jeudi 11 novembre à l'aube à l'hôpital Percy de Clamart en région parisienne, a pendant un demi-siècle incarné la Palestine, donnant une crédibilité internationale à l'espoir d'un Etat palestinien sans jamais parvenir à concrétiser cette ambition ni accomplir son rêve de prier à Jérusalem. 
Combatt,REUA 
tant opiniâtre, doté d'un solide sens politique et grand communicateur, cette personnalité hors du commun a sans conteste réussi la gageure d'imposer dans les agendas internationaux la cause de son peuple. 
Mais sans toutefois pouvoir concrétiser son principal objectif malgré sa ténacité légendaire: la création d'un Etat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec pour capitale Jérusalem-est annexée en 1967 par Israël. 
Les Israéliens ont eu beau essayer de le liquider à plusieurs reprises, de l'écarter en l'enfermant pendant ses trois dernières années dans son quartier général de Ramallah en Cisjordanie, ou encore de le menacer d'expulsion, il a su montrer qu'il restait incontournable. 
 
"Je ne partirai pas" 
 
"Ils (les Israéliens) peuvent me tuer avec leurs bombes, je ne partirai pas", affirmait-il en septembre 2003 après une décision israélienne de l'expulser de Cisjordanie. 
A partir de décembre 2001, le "vieux", comme l'appelaient familièrement les Palestiniens, n'a plus quitté son QG de Ramallah, contraint de voir l'Autorité palestinienne perdre lentement sa substance sous les coups de butoir des opérations militaires en représailles aux attentats palestiniens. 
Né Mohammad Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini en août 1929 au Caire, il rejoint à 17 ans les groupes armés palestiniens qui luttent contre la création d'un Etat juif en Palestine et participe aux combats de 1947-48 entre juifs et Arabes. 
Brisé par la victoire israélienne, Arafat retourne à l'université du Caire, où il étudie le génie civil et s'implique davantage dans les milieux politiques palestiniens. 
S'attirant les foudres du président égyptien Gamal Abdel Nasser, il part au Koweit, où il prospère à la tête de son entreprise, ce qui lui permet de financer la création en 1958 du Fatah. En 1964, il devient un révolutionnaire à plein temps, installé en Jordanie pour y organiser des raids du Fatah contre Israël. 
 
Elu président 
 
En 1969, deux ans après la déroute arabe de la Guerre des six jours, Abou Ammar, son nom de guerre, est élu président du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dont le Fatah constitue le groupe dominant. Il se fait alors connaître sur la scène internationale par son keffieh à damier et l'habit militaire qu'il ne quittera plus. 
Sous son autorité tatillonne, l'OLP se démarque de ses tuteurs arabes, devenant un Etat dans l'Etat en Jordanie, jusqu'à la rupture de Septembre noir en 1970, chassée par l'armée du roi Hussein. 
Le scénario se répète au Liban, ravagé par la guerre civile libanaise puis l'invasion israélienne. Arafat est évacué par mer, protégé par la France, échappant une fois de plus à la mort le 30 août 1982 quand un tireur embusqué israélien, qui le tenait dans son viseur, attendra en vain l'ordre par radio d'appuyer sur la gâchette. 
En novembre 1983, c'est l'évacuation de Tripoli (Liban nord), une fois encore par la mer sous la protection de la France, chassé par l'armée syrienne et des groupes palestiniens dissidents. 
Le "général" Arafat, comme il aimait parfois se présenter, perd une bataille de plus, ses troupes sont dispersées aux quatre coins du monde arabe, il s'installe à Tunis. 
 
Combat politique 
 
Le combat politique et diplomatique remplace graduellement la lutte armée. Après le déclenchement en 1987 de la première Intifada, qu'il inspire et contrôle, Arafat opte pour des négociations avec Israël. 
Il dénonce publiquement le terrorisme en décembre 1988, peu après que l'OLP eut reconnu le droit d'Israël à exister dans des frontières sûres et reconnues aux côtés d'un Etat palestinien indépendant. 
En 1993, il signe à la Maison Blanche les accords d'Oslo sur l'autonomie palestinienne, avec le Premier ministre, Yitzhak Rabin et son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, ce qui leur vaut de recevoir le prix Nobel de la paix en 1994. 
En juillet 1994, Arafat effectue un retour triomphal dans les territoires palestiniens et est élu président de l'Autorité palestinienne en 1996. 
Boycotté par le premier ministre Ariel Sharon, déclaré politiquement mort par le président George W. Bush, Arafat a continué à les défier jusqu'à la brusque dégradation de son état de santé fin octobre. 
Son souhait de "mourir en martyr" en Palestine ne sera pas satisfait et son rêve d'aller prier à Jérusalem-est à la mosquée Al-Aqsa, jamais accompli. 
Sources : Lien vers http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20041112.OBS1350.html> 
 
 
(c) LES CHEVALIERS DU GRAAL - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 13.11.2004
- Déjà 5216 visites sur ce site!